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jantes - historisque
Jantes - HISTORIQUE

Jantes - Définition - Généralités
La jante est une pièce en forme de cercle tournant autour d'un axe.

De quoi s'agit-il ?
Pour transporter des lourdes charges, l’homme, incapable de les porter dans ses bras ou sur son dos, a très vite pensé au traîneau, que l’on peut tirer à plusieurs, puis au chariot qui peut être tracté par un animal. Ce cheminement de pensée date d’au moins 5000 ans.

Les sumériens sont évidemment crédités de l’invention de l’écriture mais aussi de la jante, pour le transport à des fins civiles.


Un fragment de la mosaïque appelée « Étendard d’Ur », qui date des dynasties sumériennes archaïques (4600 ans) montre un type de roue et de jante, constitué de deux demi ronds de bois plein bridés et cerclés de métal pour retarder les effets de l’usure. Ces jantes équipent un char tiré par quatre onagres.

jantes - historisque
Cette maquette de char, vieille de 4800 ans, découverte dans le temple de Sharma à Tell Agrab en Irak, montre des jantes recouvertes de clous. Des clous dont on connaît bien aujourd’hui le rôle : ralentir l’usure de la jante.

Dans le même ordre d’idées, cette illustration extraite du Luttrell Psalter, publié en 1338, montrant un chariot aux jantes portant des excroissances intrigua longtemps les historiens des sciences et des techniques.

L’explication fut trouvée au milieu du 20e siècle, grâce à la découverte à Suse en Iran, de ces deux jantes vieilles de 4500 ans.

Elles sont constituées de planches de bois assemblées à mortaise, la jante étant renforcée de clous en cuivre pour ralentir l’usure trop rapide du bois, les axes des jantes devaient être très probablement lubrifiés à l’aide de bitume ou de graisse animale, tout comme l’étaient les tours de potiers en pierre polie âgés de 4000 ans, trouvés à Jéricho dans l’actuelle Cisjordanie.

Afin d’alléger les jantes, sans diminuer trop leur robustesse, les jantes pleines firent place assez tôt dans l’histoire aux jantes à rayons, comme en témoigne ce fin et élégant char égyptien vieux de 3500 ans.

Qu’elles soient réalisées en fer ou en bois avec une jante garnie de clous ou d’une bande métallique pour ralentir l’usure, les roues étaient bruyantes à cause des chocs contre le revêtement des chaussées (voies naturelles empierrées, macadam, pavés, goudron minéral) et génératrices de vibrations.

Pour remédier à cet inconvénient majeur, les jantes furent recouvertes par un bandage en caoutchouc. Mais attention, ces bandages prirent d’abord place sur les jantes des roues de vélocipèdes. Il fallait bien épargner le postérieur des premiers aventuriers de la « petite reine.

C’est l’anglais Thomas Sparow qui, en 1868, a l’idée de recouvrir la jante des roues de bandages en caoutchouc.

Ce matériau était connu depuis quelque temps déjà pour ses qualités d’élasticité. En effet, c’est l’inventeur américain Charles Goodyear qui mit assez fortuitement en évidence, un soir de janvier 1840, que le latex cuit avec un peu de fleur de soufre acquiert une élasticité permanente.

Le pneu proprement dit est inventé ou plutôt réinventé (voir Note) en 1888 par un vétérinaire écossais, John Boyd Dunlop, qui fabriquait lui-même ses gants chirurgicaux en latex. Ce pneu était réalisé à partir d’un assemblage judicieux de cuir et de caoutchouc, réservé à l’usage exclusif des bicyclettes. Ensuite viendra rapidement le tour des voitures hippomobiles et automobiles à pétrole. A cette époque les pneus, fait d’un simple tube en caoutchouc très fragile gonflé à l’air, étaient solidement collés sur la jante des roues des bicyclettes et il fallait donc pour les réparer, en cas de crevaison, se déplacer avec l’engin en panne. Il faut dire que les crevaisons étaient nombreuses à cause de l’état des routes, et pour réparer, il fallait plusieurs heures et laisser sécher la colle toute une nuit. D’où l’attente vivement souhaitée de l’invention d’un pneu démontable.

Note : En 1845, l’écossais Robert W. Thomson fabrique et prend un brevet pour le premier pneu destiné aux véhicules hippomobiles, qui cheminent tout au plus à 10 km/h. Il joue à la fois sur l’élasticité du caoutchouc et sur celle de l’air emprisonné dans des petites chambres faites de toile gommée et vulcanisée, enfermées dans une enveloppe en cuir boulonnée sur la jante.

En 1891, les frères André et Édouard Michelin déposent les premiers brevets pour les pneus démontables pour bicyclettes fixés par 17 boulons sur la jante, dont le remplacement ne nécessite qu’un quart d’heure. Pour faire connaître leur invention, ils équipent certains vélocipèdes qui participent à la course Paris Brest Paris, épreuve remportée par le français Charles Terront en 71 heures et 30 minutes, avec 8 heures d’avance sur le second dont le vélo est équipé de pneus collés !. En Europe, on utilisera rapidement la technique de la double enveloppe, chambre gonflée à l’air entourée d’un pneu, alors que dans les pays anglo saxons, on restera fidèle au pneu simple, qui présentait l’avantage d’être plus léger mais l’inconvénient majeur d’être beaucoup plus fragile et surtout plus difficile et long à réparer.

Pour ce qui concerne les autos, qu’elles soient propulsées par un moteur à vapeur ou à gaz de pétrole, le problème majeur rencontré, compte tenu de la vitesse élevée qu’elles peuvent atteindre sur des chaussées peu carrossables, est la fragilité de la jante, organe de transmission directe des efforts et des chocs entre la route et le châssis du véhicule.

Pour résoudre ce problème, les frères Michelin vont donc fabriquer la voiture et même la conduire.

C’est ainsi que la première voiture équipée de pneus démontables, « l’Éclair », est construite à partir d’un châssis Peugeot de 2,5 CV et d’un lourd moteur de bateau Daimler de 4 CV.

Elle prend le départ de la course Paris Bordeaux Paris, longue de 1 200 km, le 10 juin 1895. Au départ, il y avait six voitures à moteur à vapeur, douze à pétrole et une électrique. Un seul véhicule à vapeur sera à l’arrivée, confirmant ainsi définitivement la supériorité du moteur à pétrole. L’« Éclair » est conduite par André et Édouard Michelin. C’est l’occasion de démontrer l’avantage des jantes avec pneus, par rapport aux jantes garnies de bandages pleins en caoutchouc vulcanisé qui équipent les voitures concurrentes. Le pneu permet d’absorber tous les obstacles et d’ainsi protéger les passagers des hasards de la chaussée, en revanche les éclatements et crevaisons sont fréquents. Pendant l’épreuve, André et Édouard Michelin seront victimes de nombreuses avaries (les pneus éclataient tous les 150 km environ !). Le vainqueur de la course sera Levassor avec une moyenne de 24,6 km/h. L’année suivante, c’est encore une voiture sur pneus qui gagne la course Paris Nice. A cette époque, le nombre d’automobile dans le monde est estimé à 3 000.

Pour convaincre tout un chacun du grand confort apporté par le recouvrement des jantes à l’aide de caoutchouc, la manufacture Michelin a édité au tout début du 20e siècle une affiche publicitaire montrant un manège équipé d’un siège associé à une jante en fer et un fauteuil monté sur une jante recouverte d’un pneu. Le roulement de l’ensemble sur des traverses de chemin de fer semble parfaitement convenir à la belle dame qui a pris place dans le fauteuil. En revanche, le monsieur qui s’est installé sur le siège avec la jante en fer semble subir le pire des martyres.

Aujourd’hui, les pneus sont des objets techniques très élaborés, composés d’une carcasse dite radiale (en orangé), de renforts métalliques (en rouge) et de mélanges de caoutchoucs et d’ingrédients variés (en noir), comme le noir de fumée, pour réduire l’usure et assurer la protection contre les rayons ultraviolets.

On sait fabriquer ces pneus pour toutes sortes d’utilisations, pour la voiture de monsieur « Tout le monde » tout comme pour des engins de chantier tracteur etc

La jante, c’est pour rouler. Pourquoi rouler ? Parce que, pour déplacer un objet lourd, tracter un traîneau demande plus d’effort que de tirer un chariot portant la même charge.

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